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La prédication et la persécution
Le prophète commença la prédication publique de son message, il se heurta aux Qoraïchites, qui en dehors de leur attachement à leurs idoles craignaient pour la prospérité de la Mecque.
Le prophète de l’Islam essuie des refus de plus en plus violents : injures, humiliations se multiplient contre lui et contre les nouveaux convertis. Jusqu’à ce que leur existence devienne intenable, et que l’exode s’impose.
Muhammad recommande aux plus faibles de se réfugier en Abyssinie et de se placer sous la protection du Négus (chrétien). Une centaine de croyants (qui revinrent par petits groupes) traverse la Mer rouge et est bien accueillie. Ce qui témoignerait de la capacité des deux religions à sympathiser et d’une volonté de sortir des solidarités traditionnelles tribales.
À La Mecque, Muhammad est accusé de plagiat, d’imposture, de sorcellerie. Les révélations se succèdent pour infirmer ces arguments et souligner la continuité entre Muhammad et les prophètes qui le précèdent et le caractère divin du message.
Pourtant les pressions s’amplifient et les menaces se précisent quand Khadija et les derniers protecteurs de Muhammad disparaissent.
Il est de plus en plus clair que La Mecque ne sera pas le premier centre de la nouvelle religion. Avec toujours aussi peu de succès, il se tourne vers les tribus bédouines et la ville de Tâïf.
La tradition place à cette époque la visite nocturne à Jérusalem et l’ascension (Mi‘râj).
L’ouverture vint du nord, de l’oasis de Yathrib qui allait devenir la ville du prophète : Médine. À La Mecque, la situation est intenable, la décision de l’émigration (hégire) est prise, elle servira de point de départ du calendrier de musulman.
Par petits groupes, poursuivis par les Qoraïchites, après un voyage de sept jours dans un désert de dunes et de pierres, Muhammad et les siens se réfugient à Yathrib ( le 17 septembre 622), appel?e plus tard Médine. C’est un acte politique, la contestation du pouvoir mécquois va conduire à une guerre et à l’organisation sociale de la communauté médinoise.
La situation économique des émigrés est précaire. Les succès militaires confortent la position du prophète. Mais les défaites remettent son autorité en balance.
La rupture avec les juifs est symbolisée par la décision de ne plus prier en direction de Jérusalem, selon l’usage d’alors, mais désormais tourné vers La Mecque. La solidarité avec les chrétiens ne durera guère plus.