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Recours au papier-monnaie
Pour pallier la pénurie d'espèces, la Convention recourt au papier, d'abord sous forme de billets d'escompte, puis d'assignats gagés sur les biens nationaux, confisqués à l'Église. Mais les coupures sont trop grosses. Le problème de la petite monnaie courante reste entier. Comme les réserves métalliques sont inexistantes, vaisselle et objets précieux sont requis. On fait d'abord appel au don, puis à une contribution patriotique. L'armée et la marine fournissent du cuivre. Les cloches des églises sont fondues. Mais la thésaurisation du métal se poursuit, la monnaie métallique ne circule toujours pas. L'Assemblée se résout à multiplier les émissions d'assignats. L'inflation est telle que les prix sont exprimés aussi bien en métal qu'en papier. En 1793, le gouvernement tente d'assainir la situation par un emprunt forcé, puis volontaire. Le métal précieux est recherché et confisqué par les autorités pour soutenir l'assignat ; la guillotine menace les récalcitrants. La Terreur s'exerce aussi dans le domaine monétaire jusqu'à la chute de Robespierre. L ’abolition du cours du papier-monnaie fut prononcé le 4 février 1797.
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